Triathlon de Paris: pluie en juillet, va vite en course à pied

Par chance, j’ai gagné mon entrée au triathlon de Paris par l’intermédiaire de Running Heroes (si vous voulez un lien de parrainage,  suivez ce lien). Évidemment, en tant que parisien, ce tri me faisait de l’œil avec son finish à la Tour Eiffel, mais habitant Londres, il ne me paraissait pas nécessairement facile de venir. Bref, l’opportunité étant là, il suffit de se lancer et d’organiser toute la logistique: Eurostar, vélo dans l’Eurostar, Airbnb, etc.

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Nous voilà donc repartis pour un weekend parisien pour une autre course après le marathon en avril dernier. Décidément, en ce moment, je vais à Paris uniquement pour le boulot ou pour une course…

Commençons par le parcours de ce triathlon qui, sur le papier, à l’air génial. Natation dans le bassin de la Vilette, transition en face de la Géode, traversée de Paris le long des canaux puis de la Seine avec balade dans le bois de Boulogne, transition au Champs de Mars et course à pied autour de la Seine et du Trocadero. On peut pas faire beaucoup mieux à Paris!

Niveau organisation, je vais récupérer mon dossard et différents sacs de transition le vendredi, le village est très (trop) calme. J’en  profite pour déposer mon sac de transition 2 (course), l’organisation se chargera de le déposer à mon emplacement. Le lendemain, après la pluie, je vais déposer mon vélo à la transition 1 à la Vilette et repère l’espace de natation. C’est simple, c’est tout droit.

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Le matin de la course, il faut se lever tôt et aller jusqu’à la Vilette, preparer les affaires de cyclisme avant de remonter tout le canal à pied pour arriver au départ de la natation. Une petite mise en jambe sous la pluie. J’en suis navré pour mes supporters qui se sont déplacés… avec parapluie et ciré jaune. Avec cette météo, ça s’annonce corsé pour le vélo. Le temps d’enfiler la combinaison, qu’il est déjà l’heure d’aller se mettre dans les sas de départ… qui n’existent pas! Juste des panneaux et tout le monde se mélange. J’essaie de me faufiler jusqu’à l’endroit des sub24 et le départ est donné.

Avec ce départ “au fil de l’eau”, il faut juste sauter et nager, alors je saute et commence à nager. Sans surprise, le canal est rempli d’autres nageurs et il faut essayer de s’extraire de la masse… ce qui est fait n’est pas possible du fait qu’il s’agisse d’un départ au fil de l’eau et non par vague. Du coup, l’ensemble de la course va être faite d’eclaboussures, de coup de coude et de pied à mes camarades, notamment à ceux qui me foncent dedans parce qu’ils nagent pas droit. Mention spéciale à ceux qui se sont mis dans un sas rapide et qui avancent aussi vite qu’une enclume… et qui font de la brasse! Putain, les gars, vous êtes dangereux!

Avec tout cela, j’ai du mal à trouver ma nage et la bonne cadence au niveau des épaules. Si, par moment, j’arrive enfin à me caler, on vient rapidement me perturber et me déregler. C’est ennuyeux. J’avance tant bien que mal et voit defiler les ponts et les péniches jusqu’à finalement entrevoir le bout du canal et la sortie. Je ne suis pas mécontent que cela se termine, je sais que je n’ai pas fait ma meilleure natation; je suis un peu fatigué mentalement d’avoir passé mon temps à toucher, contourner, esquiver les autres compétiteurs. Au chrono officiel, je suis à un peu plus de 25min, soit deux bonnes minutes plus lent que mes ambitions, décevant!

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La transition s’effectue rapidement. Je prends soin de me sécher les pieds, bien qu’il pleuve et qu’ils vont être trempés dans quelques minutes. Je prends mon sac et le dépose aux jeunes pompiers de Paris volontaires qui sont au top!! Merci les gars!

Et le calvaire en vélo commence par quasiment trois kilomètres sur les pavés. J’y vais doucement pour ne pas glisser et pour espérer de ne pas crever. Il pleut fort à ce moment et l’eau ruisselant sur mon visage me gêne au niveau des lentilles notamment. Le drafting est autorisé dans ce triathlon, des groupes de cyclistes se forment très rapidement. Je ne suis pas du tout habitué à ce genre d’exercice mais j’étais prêt à accrocher la roue d’un groupe pour profiter de l’aspiration. Toutefois, je m’y suis résigné, sentant le danger lié à la route mouillée et mon inexpérience en la matière. Je ne profite pas du tout de la balade via Bastille et les quais, je auis très concentré sur mes roues et l’état de la route, des flaques et autres danger. Je croise d’ailleurs pas mal de cyclistes qui ont crevé, surement dans les sections pavées.

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Je maintiens quand même une allure honorable pour mon petit niveau, et je prends toutes mes précautions dans les virages. Arrivé au bois de Boulogne, il s’agit de longues lignes droites puis des demis-tour. Il faut donc relancer pas mal mais surtout faire très attention à ne pas glisser. Et bim, ça ne manque pas, chaque virage serré, je vois un mec tomber ou qui vient de tomber ou qui se remet de sa chute! Ça ne pardonne pas. Quant à moi, je prends tous ces virages tranquillement, je sais que je ne ferai pas le temps de l’année donc je vise plutôt d’arriver assez frais et en entier à la deuxième transition. Le retour sur les quais puis à la Tour Eiffel s’effectue sans encombre.

La transition 2 se passe quasiment parfaitement, à l’exception du sac noué que j’ai mis un temps fou à ouvrir, j’ai du le déchirer. J’ai perdu un peu de temps et cette deuxième transition a finalement été plus longue que la première. Illogique et dommage!

Je pars en course à pied et n’ai pas trop mal aux cuisses après le vélo, comme cela avait pu être le cas lors du triathlon de Windsor. Je pars donc sur un rythme autour de 4:40 et décide de courir aux sensations. Les premiers kilomètres vont bien, en revenant de l’île de la Jatte, j’en profite pour taper la discute avec un autre concurrent pendant quelques minutes. On se suivra jusqu’à la fin. Je passe le pont de l’Alma et voit pour la première fois mon kop de supporter des deux côtés de la route, et d’autres personnes inconnues qui scandent mon nom. C’est génial et cela file un coup de boost pour la montée au Trocadero. Je prends le rythme de côte et la grimpe sans souci. Faut dire que cette route était le passage obligé de mes nombreux entraînements parisiens lorsque j’y habitais. C’est mon ancien terrain de jeu. Sur la descente, j’allonge la foulée pour augmenter l’allure, prendre un peu de vitesse. Je retrouve mes supporters pour quelques encouragements pour les quatre derniers kilomètres et un dernier tour. Un grand bravo au supporter au milieu de la route qui n’a pas arrêté de nous encourager, il était au top aussi.

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On arrive déjà dans le dernier kilomètre et je revois encore une fois mon kop qui s’est déplacé pour m’encourager à accélérer dans cette dernière ligne droite, qui tourne autour de la Tour Eiffel, puis je sprint sur la dernière réelle ligne droite dans le Champs de Mars, la Dame de Fer dans le dos. Arrivée franchie, je regarde mon chrono et m’aperçois que je viens de peter un 43″ sur les 10km de course à pied, ce qui est plus rapide que le London 10000 que j’ai fait il y a quelques semaines et, accessoirement ma meilleure perf sur la distance (oui, je ne m’entraîne pas vraiment pour cette distance). Je termine en 2’32″04, ce qui est vraiment positif et génial, compte tenu du fait que je n’ai pas trop poussé sur le vélo.

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Bref, super expérience de faire un triathlon dans la capitale, dans ma ville, avec ma famille et mes amis autour, même si la météo n’a pas été sympathique. L’organisation était au top pour gérer la logistique, mais le fait d’avoir à traverser Paris plusieurs fois durant le weekend puis d’attendre des plombes pour récupérer les affaires et le vélo est un point négatif. Merci Running Heroes, merci le Garmin Triathlon de Paris, c’était top et je vais nager avec ton bonnet dans les piscines, lacs et rivières de Londres!

I swam, rode, ran Paris!

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2 thoughts on “Triathlon de Paris: pluie en juillet, va vite en course à pied

  1. Chapeau! belle perf surtout en 10km! va falloir peter le record des 42min la prochaine fois! 🙂
    Sinon tu à fait 2h ou 3h au global?
    a+++

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